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Sage Bievre

Une protection renforcée de la rivière Bièvre
Depuis l’été 2017, la protection de la Bièvre est renforcée par un outil d’aménagement du territoire qui planifie la gestion de l’eau et des milieux aquatiques : le SAGE – Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux et des Milieux Aquatiques.
Les documents d’urbanisme, notamment les Plans Locaux d’Urbanisme – PLU – élaborés par les communes, doivent dorénavant s’y conformer (dans un délai de 3 ans).
Les projets de construction doivent également respecter les orientations du SAGE afin de ne pas perturber ou polluer les milieux aquatiques, ou encore accentuer le risque d’inondation ou la pression sur le réseau d’assainissement.
Le SAGE identifie 4 enjeux forts (voir l’encadré ci-dessous).
La Commission Locale de l’Eau (CLE)
Le SAGE a été élaboré par une Commission Locale de l’Eau (CLE). C’est une assemblée composée de représenta fallu près de 9 ans de concertation pour aboutir à ce document du SAGE, entré en vigueur officiellement le 07 août 2017. La CLE s’appuie sur le Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Bièvre (SMBVB) qui s’assure de son bon fants de l’Etat, des collectivités, des associations et usagers de l’eau. Précisons que chaque représentant participe bénévolement à la CLE (vous pouvez retrouver la liste des membres sur le site internet du SMBVB). Il auronctionnement et qui a pour mission principale de mettre en œuvre les orientations du SAGE.
Quel territoire est concerné ? Toutes les communes situées sur le bassin versant de la Bièvre –  c’est-à-dire, les communes dont les eaux de pluie ruissellent vers la Bièvre ou ses affluents (dont une partie des Rigoles du Plateau de Saclay) – sont concernées et sont représentées à la Commission Locale de l’Eau (CLE) en plus des intercommunalités, départements et syndicats d’assainissement et de rivière.
Concrètement, qu’est-ce que ça implique pour les communes et les projets d’aménagement ?
L’idée première du SAGE est de considérer l’eau comme une ressource à valoriser pour améliorer notre cadre de vie, en réintégrant l’eau et la nature au cœur de la ville, du village. Trois grands objectifs doivent dorénavant être intégrés dans les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) et les projets d’aménagement pour aller dans ce sens :
·        Le tracé de la rivière, qu’elle soit à ciel ouvert ou canalisée, doit désormais figurer sur les plans d’urbanisme (pour ne pas l’oublier !). Une marge de recul de part et d’autre de la rivière doit y figurer permettant ainsi de conserver un espace de respiration et dans le futur de restaurer certains tronçons de la rivière ou de ses affluents ou encore de réouvrir les tronçons canalisés lorsque c’est possible.
·        Tout nouveau projet d’aménagement doit limiter son impact sur l’imperméabilisation des sols en évitant le ruissellement des eaux pluviales. Pour cela, des solutions simples et peu coûteuses existent : espaces verts creux, noues, toitures, façades et pieds d’immeubles végétalisés, jardinières, pavés à joins enherbés, cuves de récupération des eaux pluviales en vue de les réutiliser pour l’arrosage par exemple, etc. Il s’agit de retenir et d’infiltrer directement sur place les eaux pluviales au plus près de leur point de chute. Une épaisseur de terre de 20 cm (même sur dalle) permet d’infiltrer les pluies annuelles !
·        Enfin, les zones humides et les zones d’expansions des crues sont des espaces en voie de disparition sur le territoire ! L’urgence est non seulement de les préserver de toute construction nouvelle mais à présent également de restaurer les zones qui ont été détruites par l’urbanisation.  Les documents d’urbanisme sont des outils indispensables pour la préservation de ses espaces qui jouent des rôles multiples dans le fonctionnement des écosystèmes et qui créent également des espaces de fraicheur bien utiles lors des épisodes de canicules ou à l’inverse qui assurent notre protection lors des phénomènes de crue !
Quels sont les projets en cours ?
Deux projets ou réalisations emblématiques : le projet de réouverture à Arcueil/Gentilly dans le parc du Coteau et la réouverture en mai 2018 de la Bièvre à Massy… mais de nombreux autres projets sont en cours, comme la renaturation de la Bièvre portée par le SIAVB (le syndicat d’assainissement sur la Bièvre Amont) sur les communes de Bièvres et Igny ou les efforts de mise en conformité des réseaux d’eaux usées branchés sur des réseaux d’eaux pluviales portée par les Etablissements Publics Territoriaux et les départements du Val de Marne et des Hauts-de-Seine…
Autant d’actions qui redonneront vie à cette belle rivière et amélioreront notre cadre de vie !
Pour plus d’information, retrouvez le document du SAGE dans son intégralité sur le site internet du SMBVB www.smbvb.fr. Et sur Facebook : @La.Bievre.francilienne pour suivre les actualités de la Bièvre.
commune du Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse
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