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Histoire

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Quel contraste entre l'actuel village et la place forte du XIe siècle, siége du principal doyenné de l'évêché de Paris, auquel 98 paroisses étaient rattachées ! Les fouilles périodiques révèlent nombre de silex polis et autres vestiges gallo-romains....
Des dix fiefs médiévaux composant Châteaufort, ceux du Four à Ban, de Voisins -le-Cuit, du Haydieu, de La Perruche, de la Chapelle des Boisseaux (construite dès août 1349 par vœu de Philippe VI de Valois, le vaincu de Crécy) et de la Ferme de la Grange ont disparu. Seuls quatre demeurent : La Geneste, rebâtie en 1614 avec des pierres du donjon de Marly mais dont l'imposant château a laissé place à une construction récente, Le Gavoy, rebâtie avec celles de La Motte, Marly avec celles de sa tour et Ors, le plus imposant, dont l'existence est attestée dès 1064. Ses 850 hectares de cultures, son moulin à eau et son vaste château construit en 1637 cessèrent de vivre seulement en 1951.
Châteaufort jusqu'au Moyen-Âge
À l'époque mérovingienne, la colline s'ornait d'un oppidum, remplacé à partir de 1068 par une imposante forteresse à trois enceintes passant pour être inexpugnable, dont les vestiges actuels de Montlhéry, donnent une bonne idée de sa stature. La première ligne des remparts joignait trois imposantes tours cylindriques : le donjon, (dont seule subsiste la base) de 36 mètres de haut et de 16 mètres de diamètre, les tours de la Motte et de Marly, qui ont conservé leurs fondations et leurs souterrains.
Le Village
Autrefois, le doyenné de Châteaufort avait une telle importance qu’il était le siège de 98 paroisses s’étendant de St-Germain-en-Laye à Nanterre et jusqu'à la région d’Étampes .
C’est par deux actes écrits de 768 et 774 que Pépin le Bref et Charlemagne firent donation de la forêt des Yvelines aux abbés de St-Denis qui inféodèrent Châteaufort au seigneur de Montlhéry, Thibault File Étoupe.
Châteaufort est alors une importante forteresse dominée par trois châteaux,  appartenant en 1068, à Guy Ier de Montlhéry, son frère Hugues et au chevalier d’Amaury.  Les chanoines de Bourgueil s’établirent alors dans le prieuré de Châteaufort.
La forteresse de Châteaufort fut bâtie sous le règne de Philippe Ier (1060-1108), dernier roi sans pouvoir. Nos trois seigneurs d'alors, Gui de Châteaufort, Hugues de Crécy et le Chevalier Amaury, possédaient outre celle de Châteaufort, de nombreuses autres forteresses en Île-de-France. Ces places fortes sont les verrous du domaine royal. Le fils de Philippe Ier, Louis VI le Gros, comprit que son autorité royale passait par la soumission de ces seigneurs alentours, mieux armés. Afin de reprendre le pouvoir, le roi provoqua chez notre sanguinaire seigneur Gui le Rouge une jalousie qui le poussa à assassiner l'un des siens,c'est ce qui perdit notre forteresse en 1118. Cette année-là, Châteaufort et Montlhéry furent démantelés et rattachés au domaine royal. Notre cité ne connut plus rien d'autre qu'une existence prospère sans histoire, donnée, échangée, vendue et rachetée à moult reprises par les rois successifs jusqu'en 1698, où Louis XIV la reprit pour en faire don un an plus tard aux religieuses de Saint-Cyr propriétaires jusqu'à la Révolution.
Châteaufort du Moyen-Âge au XIXe siècle  
La guerre de 100 ans (1333-1453) détruira Châteaufort au point que ses habitants, si appauvris, devront vendre les cloches de l'église Saint-Christophe . Ce sont des ruines que Louis XI offre à son écuyer Charles de Buz en 1467, en le nommant Capitaine de Châteaufort. En 1482, seules six maisons méritent encore cette appellation. Le château royal (la tour de Marly) est « tout en ruynes ».
En cette fin du XVe siècle, des agglomérations autrefois prospères comme Châteaufort ont perdu tout éclat et ne se remettront jamais complètement de leur désolation. Chevreuse, nichée au fond de sa large vallée, deviendra de plus en plus prospère. Le XVe siècle révèle un magnifique épanouissement rural : Magny ne compte pas moins de 27 hameaux et, à Toussus, le Plessis est fort peuplé. Le personnage le plus rayonnant de l'époque est sans contestation Jean d'Escoubleau (1488-1572), dont la famille enrichira la vallée pendant plus d'un siècle.
Au XVIIe siècle, Châteaufort continue de servir de monnaie dans les échanges seigneuriaux. Ainsi en 1629, quand Louis XIII le cède le village au Duc de Lorraine ;puis le 8 mai 1646, quand ce dernier l'abandonne au marquis, prince, comte et seigneur d'une région impressionnante, Jean d'Escoubleau (homonyme de son illustre aïeul). Hélas ! son successeur n'est pas de la même trempe : en 1673, il est dépossédé de presque toutes ses terres, dont Châteaufort. C'est le 12 juillet 1675 que le village perd son droit de rendre justice , celle-ci se transporte à Chevreuse et le Champ de Justice, désaffecté, sera revendiqué par les villageois au vu qu'ils en assuraient l'entretien de tous temps et qu'ils y faisaient paître leurs bêtes. Ils n'obtiendront pas cette dernière grâce. Le Prieuré, naguère le plus riche du diocèse de Paris, ne vaut guère mieux que le reste du village, ses revenus sont au plus bas et l'on doit étayer l'église, dont les voûtes menacent d'ensevelir les paroissiens.
En 1679, le Chevalier d'Albert, frère du Duc de Chevreuse, devient Comte de Châteaufort.
En 1691, le seigneur de Châteaufort est le Duc de Chevreuse. Né en 1646, il épouse en 1667 la fille aînée de Colbert, s'installe au château de Dampierre et l'embellit tel qu'on le connait de nos jours. Il rachète Châteaufort et Magny et devient ainsi propriétaire de la majeure partie de la vallée de la Mérantaise. Hélas pour lui, éduqué auprès des solitaires de Port-Royal, et donc janséniste, il subit la haine de Madame de Maintenon. Lorsque, le 1er février 1692, Louis XIV rattache Châteaufort au domaine royal, cette grande dame en exigera la jouissance des revenus jusqu'à son exil final au couvent de Saint-Cyr.
L'hiver terrible de 1708-1709 fut ainsi décrit. Le gel persistant plus de 60 jours avait immédiatement rendu « les rivières solides jusqu'à leur embouchure, et les bords de mer capables de supporter de lourds charrois ». Un dégel trompeur fut suivi d'un froid polaire meurtrier. À Châteaufort, la famine fut totale. Du 5 janvier au 2 février, pas moins de 24 000 habitants périrent de froid dans la région. Les intendants royaux valorisèrent leurs réserves de grain conservées en province en en raréfiant la vente. En 1767, Louis XV voit s'achever sept ans de la ruineuse Guerre Coloniale. Mais le roi ne rêvait que d'agrandir son domaine de Versailles en pillant le trésor public. Il y enclavera les terres du Prieuré Saint-Christophe ainsi que celles du Fief de la Grange.
En 1787, le nouveau Prieur, affligé de tant de ruines, entreprend de gros travaux pour l'église, lesquels ne permettront que de la consolider pour un temps. Pendant ce temps, les gentilshommes du Comte d'Artois ont tant de goût pour Châteaufort qu'ils investissent les fiefs du Gavoy et de la Geneste, où ils bâtissent l'actuel castelet. Cette même année, notre Prieur fait restaurer « le manoir » par l'architecte royal Gondouain. Le chantier, réceptionné le 12 avril 1791, nous vaut l'actuel prieuré.
Châteaufort au  XX ème siècle
En 1900, le village compte environ 700 habitants. La mairie est située dans l'actuelle école élémentaire. Le groupe scolaire comporte alors deux classes primaires, l'une de filles, l'autre de garçons, et une « petite classe » dans un bâtiment attenant à la mairie. Le préau fait office de cantine. Il existe aussi une classe de filles, et une maternelle, chez les religieuses, dans un bâtiment du Prieuré : c'est l'école des « Sœurs ». Le bureau de Poste, est lui installé au 31 de la place Saint-Christophe.
L'élevage et l'agriculture sont les principales ressources des villageois. Les agriculteurs sont employés dans les fermes de la Grange, ou de Voisins-le-Thuit, tandis que les femmes récoltent les fraises cultivées le long de la rigole depuis le Moulin jusqu'à Voisins-le-Thuit, ainsi que sur les coteaux de la Folie et de la rue de l'Église. Après les fraises, c'est la saison des haricots, qu'il faut cueillir, trier et placer dans des paniers que l'on porte à la gare de Gif. Ces cultures saisonnières nécessitent l'emploi ponctuel d'une main d'œuvre agricole issue principalement de Bretagne. Les carrières de grés de la vallée dont quelques vestiges subsistent encore, utilisent de la main d'œuvre en majorité italienne employée à la fabrication des pavés de l'Yvette, alors que d'autres Castelfortains travaillent au Moulin en face du Gavoy.
En 1909, la municipalité effectue l'achat d'un terrain pour l'agrandissement du groupe scolaire, car à la rentrée, l'effectif est de 109 élèves. Il faut en outre accueillir les enfants de cinq ans, d'où la demande de création d'un poste d'institutrice adjointe.
 
Cette année voit l'éveil de l'aviation : l'aérodrome Borel installé au nord de la Perruche se compose de quelques hangars, qui disparurent dans les années 20. Adolphe Pégoud tente et réussit le premier saut en parachute à partir d'un avion. Le développement de l'aéronautique permet de créer de nombreux emplois pour les habitants de Châteaufort. Un castelfortain, Lucien Coupet, ami de Pégoud, va même collectionner les exploits aériens : Paris-Dakar en 1919, et Toussus-Madagascar en 1921. Il bat le record du monde de durée en vol et devient détenteur de plusieurs records du monde d'altitude. La navigation aérienne
Le village de Châteaufort est intimement lié à l'histoire de l'aviation. Le 19 août 1913, Adolphe Pégoud (1889-1915), un jeune pilote d'essai recruté par Louis Blériot, décollait de l'aérodrome Borel situé au nord du village et sauta pour la première fois au monde en parachute depuis un avion. L'appareil alors livré à lui même réalisa un certain nombre de cabrioles acrobatiques au dessus de la vallée de la Mérantaise avant de s'écraser au sol. Pégoud s'en inspira quelques jours plus tard pour effectuer le premier looping volontaire au dessus de Buc. La voltige aérienne était née. Lucien Coupet (1888-1962) Castelfortain et ami de Pégoud, après s'être distingué au cours de la grande guerre avec 11 victoires, fut le premier, avec son coéquipier Bossoutrot à relier le continent africain en 1919 à bord du mythique Goliath. Au cours des 20 années qui suivirent, il fut détenteur de nombreux records du monde et reçut en 1949, la distinction de Grand Officier de la Légion d'Honneur des mains du Général de Gaulle en personne".
Plus récemment, le 19 juillet 1973, un autre Castelfortain, Robert Buisson pilotait le prototype du "cri-cri", le plus petit bimoteurs du monde pesant à peine 170 kg. Cet appareil est aujourd'hui exposé au musée du Bourget.
En 1964, la Seine-et-Oise éclate en trois départements : Essonne, Yvelines et Val-d'Oise. Châteaufort et Toussus sont classés dans l'Essonne. Devant cette situation irréaliste géographiquement, Châteaufort fait immédiatement la demande de rattachement au canton de Versailles Sud. Il faudra cinq ans pour obtenir le retour de Châteaufort dans le département des Yvelines. En 1970, le Syndicat intercommunal d'aménagement du plateau de Saclay et des communes des vallées de l'Yvette et de la Bièvre est créé. Châteaufort y adhère, et en sort en 2000. En revanche, en 1972, Châteaufort refuse l'adhésion à la Ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines et rejoindra la communauté d'agglomération de Versailles Grand Parc en 2013
En 1968, les premiers pavillons en bordure de la rue des Orfèvres commencent à sortir de terre. Au début des années 70, la mairie est transférée dans les locaux occupés actuellement par la Poste, puis en 1995, elle s'installe à son emplacement actuel.

La guerre 1914-1918 fera payer un lourd tribut à la jeunesse du village : 33 castelfortains sont morts pour la France. Pendant la deuxième guerre mondiale, 4 castelfortains meurent pour la France. Le Gavoy, le Château d'Ors et le Château de la Geneste sont occupés par les Allemands. Le commerce est diversifié jusqu'en 1985 avec la boulangerie-pâtisserie, toujours fort prisée aujourd'hui, une boucherie-charcuterie, une épicerie et... huit marchands de vins et liqueurs, plus un grossiste en spiritueux. Aujourd'hui, la concurrence des grandes surfaces voisines nous laisse le pain et les gâteaux, ainsi que quatre restaurants.
Les années 80 marquent une nouvelle étape dans l'évolution de Châteaufort :
en 1980, les rues et les places de la Perruche sont nommées en fonction des lieux-dits inscrits au cadastre de 1808, édicté par Napoléon. Et, deux ans plus tard, les travaux de construction du lotissement de la Perruche démarrent. Le foyer polyvalent est construit à ce moment-là.
La rentrée de 1983 voit le transfert des classes enfantines dans un bâtiment du Prieuré et l'ouverture de la cantine.
L'école maternelle comportera bientôt trois classes, tandis qu'un local préfabriqué accueillera une 5e classe primaire. Les premiers élèves de la Perruche arrivent.
À partir de 1982 également, le collège Martin Luther King, à Buc, accueille les collégiens de Châteaufort.
En 1985, le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse est créé, et Châteaufort y adhère. Le domaine d'Ors est déclaré d'utilité publique en 1986 et est acquis par la municipalité. Le centre de loisirs sans hébergement (CLSH) ouvre ses portes en 1998.
La Foire traditionnelle des 27 et 28 octobre, depuis 1850, ne connaît plus le déballage des chevaux, bœufs, vaches et volailles, plus moult colporteurs de filasse, de rouennerie et de ferblanteries. Elle est remise à l'honneur en 1983 dans un esprit d'animation villageoise et de fête populaire. Il s'ensuit la création du Comité Saint-Simon, afin de perpétuer, chaque troisième dimanche d'octobre, cette fête. La Foire médiévale Saint-Simon a pris une réelle ampleur depuis (8 000 visiteurs en 2003).
Le 27 septembre 1985, le Président de la FFG, Claude-Roger Cartier fait voter par son Comité la création du Golf National.
Il sera inauguré le 5 octobre 1990 par R.Bambuck, Ministre de la Jeunesse et des Sports.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, Le Golf National occupe pour le tiers de sa superficie le territoire de Châteaufort ce qui en fait le plus grand équipement sportif installé sur notre commune. Créé dans le cadre de la construction de la ville nouvelle l’EPA à l’initiative de Monsieur Hubert Chesneau qui en parle en ces termes : Le Comité avait opté pour une implantation dans l’Ouest/Sud-Ouest de la région parisienne. Nous avons cherché des terrains…Architecte, j’avais, auparavant, construit dans la ville nouvelle de St Quentin en Yvelines et réalisé le golf public du même nom. J’avais aussi, à la demande de mes confrères Urbanistes et Architectes de la Ville Nouvelle de St Quentin, dessiné un golf de 36 trous, sur un terrain qu’ils souhaitaient préserver comme « porte verte », uniquement pour qu’il figure sur tous les plans d’ensemble et évite les éventuelles pressions pour bâtir cette surface. À tout hasard, je repris donc contact avec l’Établissement Public d’Aménagement et grâce à quelques-uns, au sein de l’Établissement Public d’Aménagement, notre projet devint possible.
J’ai alors établi un avant-projet comprenant 2 parcours de 18 trous, un practice, un centre d’entraînement, un hôtel et le siège de la FF Golf que nous présentâmes aux trois Maires des communes sur lesquelles se répartissait le terrain . Ceux-ci accueillirent très favorablement notre projet, mais chacun souhaita que les constructions soient implantées sur sa commune… C’est pour cette raison que le Novotel a finalement été construit à Magny les Hameaux et les locaux de la FF Golf à Guyancourt, la limite des communes passant au beau milieu du hall d’accueil du Golf National. La fédération en est actuellement propriétaire sous bail emphytéotique.


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